Entreprises : quels sont les délais de paiement à respecter ?

Entreprises : quels sont les délais de paiement à respecter ?

La durée moyenne des retards de paiement entre les entreprises est de 13,2 jours. Régime légal, impact sur les entreprises, sanctions, nouveautés… Tout ce qu’il vous faut savoir sur les délais de paiement à respecter pour partir toujours à point.

Que dit la loi ?

Les délais de paiement entre professionnels sont plafonnés par l’article L441-6 du Code de commerce (extraits) :

  • « sauf dispositions contraires, le délai de règlement des sommes dues est fixé au 30e jour suivant la date de réception ou d’exécution de la prestation ;
  • le délai convenu entre les parties ne peut dépasser 60 jours, ou par dérogation 45 jours fin de mois, à compter de la date d’émission de la facture » ;
  • Concernant les factures périodiques, le délai maximal est de 45 jours à compter de la date d’émission de la facture.

Retards et délais de paiement : un impact négatif sur la trésorerie des entreprises

Les retards de paiement subis par certaines entreprises les conduisent à recourir à des financements de court terme auprès de leur banque. Ces retards entraînent des problèmes de trésorerie, nuisent à la compétitivité des entreprises et mettent en péril l’existence des plus fragiles d’entre elles.

Aujourd’hui, la durée moyenne des délais de paiement à respecter est de 44 jours pour les délais clients et 50 jours pour les délais fournisseurs. Malgré une nette amélioration depuis les années 2000 (55 et 67 jours), le retard moyen global relevé au cours du troisième trimestre 2015 est de 13,2 jours. Ces retards coûtent près de 16 milliards d’euros de trésorerie par an aux petites et moyennes entreprises  (source : rapport 2015 de l’Observatoire des délais de paiement).

Quelles sanctions ?

A l’heure actuelle, Les articles L441-6 et L. 443-1 du code de commerce prévoient la sanction du non-respect des délais de paiement par une amende administrative d’un montant maximal de 75 000 euros pour une personne physique et 375 000 euros pour une personne modale. Ces sanctions peuvent être rendues publiques par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Remarque : Le projet de loi pour la transparence et la modernisation de la vie économique devrait porter le plafond des amendes à deux millions d’euros en cas de non-respect de la loi.

Dernières mesures : des pouvoirs étendus en matière de sanctions et de contrôles confiés à la DGCCRF

Les agents de la DGCCRF sont habilités à contrôler le respect des dispositions relatives aux délais de paiement à respecter entre professionnels. Les dernières dispositions législatives renforcent leurs pouvoirs de contrôle et de sanction afin de limiter toujours davantage les retards de paiement :

  • la loi Consommation a modifié le régime de sanction pour garantir un meilleur respect des règles définies par le Code de commerce. Les sanctions civiles et pénales, précédemment en vigueur, ont été remplacées par des sanctions administratives ;
  • la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, dite « loi Macron » a étendu le champ de contrôle aux entreprises publiques ;
  • le projet de loi pour la transparence et la modernisation de la vie économique, dit « projet de loi Sapin2 » adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale, devrait porter le plafond des amendes à deux millions d’euros en cas de non-respect de la loi.

Pour lire le reste de l’article, cliquez ici.

 

Prenez contact avec nos experts.

0 replies

Leave a Reply

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *