Adeline Martinez interview credit manager

Interview d’Adeline Martinez Credit Manager chez Roche SAS

  • Pouvez-vous nous dire ce qui vous a conduit vers ce métier ? Quel est votre parcours ?

C’est complètement par hasard que je suis devenue credit manager au sein des laboratoires ROCHE, il y a maintenant 2 ans. J’étais à l’époque Manager chez Deloitte & Associés et après 8 ans d’audit financier, j’avais le sentiment d’avoir fait le tour de mon poste et rêvais de trouver un poste captivant en entreprise.

En naviguant sur les sites de recherche d’emploi, je suis tombée un jour sur une offre de credit manager qui m’a immédiatement attirée, par la diversité des responsabilités et la grande autonomie que conférait le poste.  Mon profil financier et ma spécialisation rare dans l’audit d’établissements de santé, ont séduit mes recruteurs, qui m’ont donné la charge de sécuriser les 1,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires de la filiale française.

  • Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui veut se lancer dans une carrière dans le Credit Management ?

Je lui dirai que c’est un métier très formateur et stimulant, qui permet d’acquérir de multiples compétences. C’est aussi une fonction transversale et donc riche en rencontres : on est au cœur du business de l’entreprise, puisqu’en contact permanant avec les clients, les commerciaux, les services logistiques, l’ADV et on entretient également des relations étroites avec les services supports comme la comptabilité, le juridique, l’informatique, le marketing…

  • Quelles sont, selon vous, les qualités d’un bon Credit Manager ?

Si l’on souhaite se lancer dans le métier de credit manager et surtout être crédible, je pense qu’il faut avoir un solide bagage financier car une partie du travail consiste à évaluer la solvabilité de ses clients. Il faut savoir analyser un bilan pour détecter les éventuelles fragilités susceptibles d’entraîner des retards de paiement et un compte de résultat pour se faire une opinion sur sa situation économique. Il est nécessaire de faire la différence entre un bilan et un compte de résultat et d’être à l’aise avec la comptabilité,… ça parait basique…mais j’ai rencontré des professionnels du crédit qui ne maitrisaient pas ces notions ! Il faut également avoir ou acquérir assez rapidement un bon bagage juridique car le credit manager est consulté par exemple pour la mise à jour des CGV, pour la rédaction de clauses spécifiques dans les contrats, en cas de procédure collective d’un client…

Au niveau de ses qualités personnelles, le credit manager doit être curieux car il est important de bien connaitre les rouages de son entreprise, ses marchés et ses clients. Il doit faire preuve de diplomatie et de fermeté avec ses partenaires en cas d’impayé, de litige, voire de blocage de commande et enfin, de pédagogie avec les équipes commerciales pour les sensibiliser à la gestion du risque client et ses conséquences en cas de dégradation du risque.

  • Pouvez-vous nous décrire votre organisation ? (Comment fonctionne votre service, à qui êtes-vous rattaché, combien de personnes travaillent avec vous, quel est votre périmètre d’intervention,…) 

Je suis rattachée à la direction financière de ma société, mon supérieur hiérarchique direct (N+1) est le Directeur Comptable et Fiscale, et mon N+2 est le Directeur Administratif et Financier. Je n’ai pas d’équipe rattachée hiérarchiquement à moi. Néanmoins, la gestion des clients est partagée entre 4 services :

Le service crédit clients qui comprend uniquement le credit manager !

Mes responsabilités principales sont de définir la politique crédit client local, d’analyser la solvabilité de mes clients, d’évaluer le risque client (détermination des plafonds de crédit, des niveaux de risques, conditions de paiement) de gérer la politique de relances, de contribuer à la résolution rapide des litiges, de constituer les dossiers à remettre au service contentieux, de déterminer les provisions en comptabilité, de réaliser des tableaux de bord à destination du management et enfin d’accompagner les responsables commerciaux (rôle pédagogique/ déplacement en clientèle).

L’ADV (effectif = environ 15 personnes) est en charge de la création des comptes clients et de leur mise à jour, de la saisie des commandes et de la gestion des litiges.

Le service comptabilité auxiliaire clients (effectif = 3 personnes) est en charge du lettrage des comptes clients et m’aident au niveau des relances et du recouvrement.

La cellule des marchés (effectif = 5 personnes)  est en charge de la rédaction des contrats avec les commerciaux.

  • Au cours des dernières années, pouvez-vous nous donner votre ressenti sur l’évolution de cette fonction ?

Joker ! Impossible pour moi de répondre à cette question, je viens tout juste de « fêter » mes 2 ans de métier le 8 juillet dernier !

Cliquez pour lire la suite de l’interview

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur, à savoir, l’AFDCC et AU Group ne sauraient être tenus pour responsable de l’utilisation qui pourrait être faite des informations qu’il contient.

 

Prenez contact avec nos experts.

0 replies

Leave a Reply

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *