Interview de Gregory Demeyer

Interview de Gregory Demeyer, EMEAR Credit Manager chez Lincoln

1) Pouvez-vous nous dire ce qui vous a conduit vers ce métier ? Quel est votre parcours ?

Au travers d’un chasseur de tête. Je travaillais à l’époque pour Paypal, en Irlande (Dublin). Ils ont aimé mon profil orienté commerce international, polyglotte et travaillant dans un service analytique. J’ai commencé comme Analyste Crédit France et Benelux, au sein de Xerox, après avoir passé pas moins de 5 heures de test et entretiens. Après 3 ans, j’ai saisi une opportunité en interne pour devenir superviseur crédit et recouvrement à Barcelone. J’ai occupé 2 fonctions au sein de Xerox à Barcelone (Superviseur Credit et Recouvrement et consultant en Business Process Reengineering pour des clients externes). Suite au succès d’un de ces contrats, j’ai été nommé responsable de la mise en place d’une plateforme internationale de gestion de risque crédit et de recouvrement sur Barcelone. Je gérais alors une vingtaine de personnes de toutes origines. Une agence de chasseur de tête m’a ensuite proposé un poste de Credit Manager EMEAR (Europe, Moyen-Orient, Afrique et Russie) dans une multinationale industrielle américaine dans laquelle j’ai été chargé de restructurer la fonction de crédit et recouvrement, mettre en place une politique de crédit, refondre les processus fonctionnels, harmoniser les rôles et responsabilités des credit controllers au sein des différentes filiales, mettre en place un système de gouvernance, de reporting, aide à la migration ERP et CRM, etc…

2) Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui veut se lancer dans une carrière dans le Credit Management ?

Tout d’abord, cerner ce qu’est vraiment un credit manager. En résumé, c’est s’assurer que nos ventes sont sûres et profitables, optimiser le cycle de trésorerie, négocier les meilleures conditions commerciales avec les clients de l’entreprise et veiller à ce que ces conditions soient respectées. Il n’y a pas qu’une seule et unique route pour devenir credit manager. Mais il est essentiel d’avoir un bon équilibre entre des bases commerciales (domestiques et/ou internationales) et financières. Rester l’esprit ouvert, toujours se remettre en question, veiller à se former continuellement au fil de sa carrière et être à l’écoute de ses pairs.

3) Quelles sont, selon vous, les qualités d’un bon Credit Manager ?

On pourrait dresser le portrait chinois d’un Credit Manager : Communiquant et Pédagogue (bien former et sensibiliser les principaux intervenants du processus Order to Cash), doté d’un fort quotient émotionnel et beaucoup d’empathie. Il faut être organisé, rigoureux et créatif. Avoir de la volonté, de la persévérance et avoir confiance en soi. Avoir une bonne maitrise de l’anglais si l’on veut s’orienter vers l’international. D’autres langues sont un bon plus pour établir un relationnel avec les clients (internes et externes) locaux. Une ouverture à la géopolitique et diplomatie et un plus également.

4)Pouvez-vous nous décrire votre organisation ? (Comment fonctionne votre service, à qui êtes-vous rattaché, combien de personnes travaillent avec vous, quel est votre périmètre d’intervention, …) 

Je suis rattaché au CFO de la région EMEAR, gérant une équipe virtuelle de 6 credit controllers. Je m’occupe de tous nos clients finaux et distributeurs (mondial) mais facturés depuis nos filiales établies dans la région EMEAR. Je travaille de concert avec la direction générale et les différentes équipes commerciales, financières, service client, supply chain, et autres de par le monde.

5) Au cours des dernières années, pouvez-vous nous donner votre ressenti sur l’évolution de cette fonction ?

Mon expérience est limitée aux grandes multinationales (jamais en TPE-PME) et il semblerait que le credit Manager doit non seulement avoir des connaissances liées à la fonction même (commerciales, financières), mais également en gestion de projets tout en ayant une communication adaptée à tous les niveaux fonctionnels de l‘organisation. Depuis la crise, Le credit manager est plus écouté et valorisé. Selon les pays, les us et coutumes diffèrent énormément et le besoin d’adapter sa stratégie et tactiques est crucial. Le credit manager travaille de plus en plus de concert avec les ventes.

Pour lire l’interview complète, cliquez ici.

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur, à savoir l’AFDCC. AU Group ne saurait être tenu pour responsable de l’utilisation qui pourrait être faite des informations qu’il contient.

 

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