Eric-Scherer

Interview d’Eric Sherer Credit Manager chez Hachette Livre

  • 1) Pouvez-vous nous dire ce qui vous a conduit vers ce métier ? Quel est votre parcours ?

J’ai débuté ma carrière dans la Banque (assez vite orientée au service des petites et moyennes entreprises et avec un tour donc très « opérationnel » pour une large part puis au final sur le segment Grande Entreprise à La Défense). J’ai ensuite occupé un poste de Credit Manager au sein d’une holding d’un leader mondial du BTP avec notamment une bonne expérience en matière de sources et surtout d’outils au service de la fonction qui florissaient à l’époque (années 1990).

J’œuvre aujourd’hui dans le secteur de la Distribution du Livre depuis plus d’une douzaine d’années avec un large éventail de clients allant de la Grande Distribution à des indépendants de toutes tailles et de secteurs diversifiés.

  • 2) Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui veut se lancer dans une carrière dans le Credit Management ?

Question difficile tant les portes d’accès à cette fonction peuvent être variées.

Pour ma part, je mettrais en avant le refus de se laisser enfermer dans une fonction financière immuable ou trop éloignée du « terrain » : donc le refus d’une carrière « routinière » et la nécessité d’entretenir une curiosité permanente car toute expérience ou connaissance professionnelle peut s’avérer utile dans ce métier. Et ne pas se laisser aller au découragement car il y a toujours des occasions qui se présentent de valoriser la fonction (ex. une évolution juridique ou réglementaire, un bouleversement du secteur d’activité, un événement imprévu conduisant à générer une procédure transverse, implanter un nouvel outil, etc.).

  • 3) Quelles sont, selon vous, les qualités d’un bon Credit Manager ?

Comme c’est par essence un « touche-à-tout » (dès que le « cash » est en jeu directement ou indirectement) plusieurs qualités sont nécessaires. Mais s’il y en avait une à mettre en avant, en dehors des indispensables compétences requises (financières, juridiques, de management, ou de maîtrise de langues si nécessaire, etc..), à dosage plus ou moins forts selon les situations occupées, j’évoquerai l’intuition, c’est-à-dire la capacité à « sentir les choses ». Cette dernière est indispensable selon moi, notamment lors d’une analyse financière ou d’une visite chez le client.

  • 4) Pouvez-vous nous décrire votre organisation ? (Comment fonctionne votre service, à qui êtes-vous rattaché, combien de personnes travaillent avec vous, quel est votre périmètre d’intervention etc.).

Le service Credit Mangement-Recouvrement est rattaché comme il se doit à la DAF et compte 5 personnes (4 AGR et 1 Adjoint) + 1 juriste bien utile pour gérer le contentieux et toutes les étapes des procédures collectives ou l’échéancier des garanties (que nous prenons nous-mêmes car, pour des raisons qu’il serait trop long d’exposer ici, nous ne recourons pas ou très rarement à l’assurance-crédit). Le périmètre de responsabilité est essentiellement cantonné à la France métropolitaine et principalement Client (et un peu fournisseurs ou partenaires).

Actuellement, l’organisation reflète surtout la typologie de nos clients et aussi les moyens de traiter la relation financière de nos clients : par exemple, on ne « relance » pas la Grande Distribution, spécialisée ou non, comme on traite nos clients Libraires, cœur de notre clientèle (« fond » et « forme »).

  • 5) Au cours des dernières années, pouvez-vous nous donner votre ressenti sur l’évolution de cette fonction ?

La focalisation, particulièrement depuis la crise, sur la trésorerie de la société et les évolutions « réglementaires » ainsi que des possibilités techniques, des situations particulières de crise du secteur, l’exigence de nos clients aussi, nous ont poussé à développer/améliorer au fil des ans notre réactivité, notre capacité d’anticipation quand c’est possible et aussi une gestion « à la carte » de nos clients. Cette « personnalisation » a été rendue possible malgré la grande quantité de clients que nous avons à gérer (plusieurs milliers, dont nous parvenons par exemple à gérer les limites d’encours au fil des événements les caractérisant et des informations reçues de toute nature).

Pour lire l’interview complète cliquer ici

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