Risque de change

Le risque de change : évolutions et persistances

Avant l’établissement de la zone Euro, les échanges entre pays européens étaient systématiquement  assortis d’un risque de change en raison de la fluctuation des monnaies les unes par rapport aux autres au sein de l’Europe et d’avantage encore en cas de dévaluations éventuelles.La création de cette zone Euro a eu pour vertu de supprimer ces risques au sein de l’U.E mais aussi de les réduire quelquefois sur des pays n’en faisant pas partie tels que certains pays émergents qui acceptent parfois de commercer en Euro.

Cela étant acté, il n’en demeure pas mois  qu’un volume très important de transactions sur l’export sont associées à des conventions financières  exprimées en monnaies fortes, cotées et convertibles (US Dollar, Franc Suisse, Yen, Rial ….) voire en monnaies locales.
La volatilité de ces monnaies par rapport à celle de l’exportateur est à  l’origine du risque de change qui doit être pris en compte lors de la soumission à un appel d’offre ou à un marché public, bien avant la facturation, et qui devra donc concourir à l’établissement de la proposition commerciale faite à l’importateur privé ou public.

Par ailleurs sur certains marchés à l’export, avant même la mise en œuvre  des paiements en devises,  il est une coutume d’usage qui concourt également à aggraver le risque de change :

  • La monnaie de compte : c’est une procédure qui peut être imposée par l’importateur afin de lui permettre de mieux comparer les offres. Dans ce cas tous les soumissionnaires quelle que soit leur monnaie doivent s’y conformer et remettre une offre en monnaie locale, qui sera donc différente de la monnaie de paiement.
  • La monnaie de paiement : elle sera utilisée pour les règlements de la transaction. Elle est le plus souvent assortie de variables d’ajustement à la date d’adjudication, à la signature du contrat, à son entrée en vigueur, voire à différentes échéances en relation avec les étapes du contrat dans le temps.

L’analyse du risque de change sur toute la durée d’une opération ainsi que sa prévention vont donc bien au-delà d’une simple formalité au regard des conséquences financières très importantes qu’il peut avoir quant à la rentabilité finale d’une transaction ou d’un marché

Les outils de protection :

  • La couverture d’assurance, dont la prime variera en fonction de la durée nécessaire et de la devise
  • La garantie sur le marché à terme qui viendra se substituer à la précédente à l’entrée en vigueur du contrat
  • Et la couverture corporate
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