G-Grade Q1 2022 : analyse des risques pays

Le trimestre précédent, nous faisions le point 18 mois après le début de la pandémie, et relevions que l’espérance était revenue, tous les indicateurs étant à nouveau au vert. L’amélioration de l’économie mondiale se poursuit, et en ce début d’année 2022, notre outil de mesure du risque pays, le G-Grade, relève ce trimestre 17 évolutions significatives (variation de plus de 0.5 points).

  • En raison de la persistance du conflit armé l’Ethiopie est dégradée par 2 assureurs ce trimestre. Alors que les combats semblaient cesser fin décembre 2021, le TPLF et les armées du gouvernement fédéral du Premier ministre ont repris les combats dans la région d’Afar fin janvier 2022.
  • Beaucoup d’améliorations du risque pays sont à noter ce trimestre :
    • + 0.75 points : Croatie et Indonésie,
    • + 0.5 points : Albanie, Algérie, Azerbaïdjan, Chypre, Corée du Sud, Egypte, Espagne, Irlande, Italie, Ouganda, Ouzbékistan, Qatar, République Tchèque, et Turquie.

Pour autant, malgré cette tendance positive qui reflète l’amélioration du climat des affaires liée au déploiement des campagnes de vaccination et à la capacité d’adaptation de nos sociétés modernes, le risque pays reste omniprésent et de nombreux freins à une reprise mondiale franche persistent.

  • Les tensions géopolitiques entre la Russie et l’Ukraine (soutenu par l’Otan et les Etats-Unis) assombrissent ce début d’année et les déplacements de troupes de chaque côté de la frontière participent à l’escalade de l’inquiétude.
  • En Chine la croissance s’essouffle, la crise de l’immobilier perdure et la stratégie Zéro Covid entraine de nombreuses fermetures d’usines. Ceci aggrave les goulots d’étranglement dans les chaines d’approvisionnement, et notamment dans la production des composants électroniques qui interviennent dans de très nombreux objets de notre quotidien.
  • Aux Etats-Unis, les réformes attendues du gouvernement Biden peinent à rassurer et sont estimées comme décevantes à ce stade.
  • En Europe et notamment en France, la poussée de l’inflation à un niveau historiquement haut, due entre autres à l’envolée du prix du pétrole et des denrées alimentaires, impacte directement le pouvoir d’achat des ménages.

En cette fin janvier, Le FMI vient de revoir à la baisse ses prévisions de la croissance mondiale à 4.4% pour 2022.

 

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