protectionnisme

Comment l’Union Européenne réagit-elle au protectionnisme ?

Ces dernières années, le protectionnisme a gagné du terrain à travers le monde : plus de 8.000 mesures de protection commerciale ont été mises en place entre novembre 2008 et juin 2017. Elles consistent à protéger l’économie d’un Pays contre la concurrence étrangère au moyen de politiques tarifaires (droits de douane, taxes à l’importation, etc.) et non tarifaires (quotas, contingents, normes, subventions à l’exportation, etc.).

Les Pays du G20 sont responsables des deux tiers des décisions protectionnistes, les Etats-Unis en tête. La récente volonté de Donald Trump d’imposer des frais de douane aux importations d’acier et d’aluminium pourrait d’ailleurs faire tache d’huile en 2018.

Pour autant, les Etats-Unis ne sont pas un cas isolé. Ces quatre dernières années, le Japon a introduit 137 mesures visant à défendre la compétitivité de ses fabricants via des aides au financement export. Parmi les Pays émergents, l’Inde, la Russie et le Brésil se distinguent par nombre d’actions favorisant les industries nationales face à la concurrence globale.

Alors que certains Pays ne cessent de monter des nouvelles barrières commerciales, l’Union Européenne montre sa volonté de refuser le protectionnisme et de libéraliser les échanges sur la base d’accords commerciaux de nouvelle génération. Outre la réduction des droits de douane, l’objectif est aussi d’aboutir à une convergence de normes dans diverses matières liées au commerce telles que la propriété intellectuelle, la concurrence et le développement durable.

Le très médiatisé CETA s’inscrit dans cette approche. Le mot « Comprehensive » souligne la portée du traité : la libéralisation des échanges de biens et de services, mais également la circulation des personnes avec le Canada.

Le JEFTA permettra la suppression de 90% des droits de douanes appliqués aux échanges entre l’Union Européenne et le Japon. Cet accord reconnaît aussi le statut des appellations d’origine et protège ainsi plus de 200 produits européens comme le roquefort, le vinaigre balsamique de Modène, le whisky irlandais, etc. En outre, le respect de l’accord de Paris trouve place pour la première fois dans un accord d’intérêt commercial.

Les 28 Etats membres travaillent également à un accord global d’investissement avec la Chine en remplacement des traités bilatéraux actuellement en vigueur entre chaque Pays et Pékin.

D’autres traités sont en cours de négociation ou de ratification avec, par exemple, Singapour, le Vietnam, la CEA, la CEDEAO, la zone de libre échange de l’ASEAN, les Pays du Mercosur, l’Inde.

 

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