G-Grade Q3 2019 : analyse des risques pays

G-Grade Q3 2019 : analyse des risques pays

7 pays ont vu leur niveau de risque varier significativement au deuxième trimestre, conduisant à d’importants ajustements de notation par les assureurs-crédit.

Les améliorations

– Le Koweït et le Kirghizistan voient leur situation s’améliorer et leur G-Grade augmente de +0,5 point. Pour le Koweït, malgré le bas niveau du prix du pétrole, on relève des réserves de change très élevées, permettant au pays de soutenir son économie par le biais de son fonds souverain. En ce qui concerne le Kirghizstan, la récente libéralisation du taux de change a conduit à une politique monétaire réduisant l’inflation, en parallèle, des mesures importantes sont prises pour réduire la pauvreté et la corruption.

– La situation globale de l’Ouzbékistan s’améliore, car les nombreuses mesures d’ouverture de son économie commencent à porter leurs fruits : libéralisation des taux de change, réduction des droits de douane, réduction de l’inflation, modernisation agricole… Le G-Grade s’améliore de +0,5 pt.

 

Les principales dégradations

– En tête de liste se trouve la Zambie, déclassée par 3 compagnies, la détérioration du risque pays fait consensus (G-Grade = -0.75pts). Depuis l’élection contestée du président Lungu en 2015 et malgré le passage d’un régime de parti unique à un régime multipartite, la stabilité politique n’est pas assurée. Le niveau élevé des emprunts contractés par le gouvernement pour financer des projets d’infrastructure, a poussé la dette publique à des niveaux insoutenables (selon le FMI, le niveau de la dette brute atteindra 80% du PIB en 2020, soit une augmentation de 20 points en 5 ans). D’autres problèmes persistent, et notamment l’exposition du secteur du cuivre à la volatilité des marchés, comme la perte de confiance des investisseurs internationaux entraînant une augmentation des sorties de capitaux.

– Oman, la Slovaquie et l’Afrique du Sud voient leur G-Grade descendre de 0,5 point. L’exposition d’Oman à un faible niveau des prix du pétrole pendant un certain nombre d’années (et son exclusion de l’OPEP) a considérablement détérioré l’équilibre budgétaire et la dette extérieure. La Slovaquie profite de son économie ouverte ; toutefois, son exposition au marché allemand et au secteur automobile en ralentissement, laisse supposer des effets collatéraux sur la croissance du PIB. L’Afrique du Sud souffre d’années de sous-investissement, le PIB a été très faible en 2018 (0,8% selon le FMI), alors que le continent Africain affiche une croissance bien supérieure.

 

 

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