G-Grade Q4 2019 : analyse des risques pays

G-Grade Q4 2019 : l’objectif premier du G-Grade est de permettre le pilotage de son exposition au risque pays. Dès lors il n’est pas étonnant de noter que chaque notation pays soit en ligne avec l’actualité, au 4ème trimestre 2019, on note les évolutions suivantes

Les améliorations

– (+0,50) Ukraine : L’élection du nouveau président et la victoire consécutive de sa majorité au Parlement réunissent les conditions pour aller de l’avant. Le récent gouvernement formé ainsi que les premières mesures prises témoignent d’une volonté de mettre en œuvre des réformes et de lutter contre la corruption. Selon le FMI, au cours des 4 dernières années, la dette publique brute a diminué de 24 points, passant de 81% en 2016 à 57% en 2019.

– (+0,50) La Macédoine voit sa notation réhaussée sur le trimestre grâce à l’environnement économique général. La croissance du PIB a été de 2.7 % en 2018 et devrait atteindre 3.2 en 2019 et 3.4 en 2020.

 

Les principales dégradations

– (-0,75) Hong Kong est maintenant entré en récession depuis deux trimestres, et le pays souffre à la fois de pressions internes (manifestations) et externes (guerre commerciale entre Etats-Unis et Chine). Les protestations continues ont un impact direct sur le commerce de détail, le tourisme et l’industrie du transport, et la demande interne en souffre. Malgré la dépendance commerciale avec la Chine (55 % pour les exportations et 45 % pour les importations selon Euler Hermes) qui rend le pays très vulnérable, sa position extérieure reste très solide.

– (-0,75) La Tunisie voit sa situation économique toujours préoccupante, les réserves de liquidités sont affectées à la fois, par une balance courante négative depuis plusieurs années (-10,2% en 2017, -11,1% en 2018 et -10,4% en 2019 selon le FMI), mais également par le service de la dette publique qui passera de 62% en 2016 à 79% en 2020 selon les estimations du FMI.

– (-0.50) L’Argentine a maintenant un nouveau président : Alberto Fernandez, mais sa tâche sera difficile, d’autant plus que le niveau de la dette publique a presque doublé au cours du mandat de son prédécesseur (53% du PIB en 2016 et 93,3% attendu fin 2019). Au cours de la même période, le chômage est passé de 8,5 % à 10,6 %, l’indice de l’inflation s’envole de 168,3 en 2015 à 438,5 en 2019.

– (-0,50) Le Cameroun présente un niveau de liquidité toujours faible et le pays dépend du soutien du FMI (et d’autres institutions). Le solde de la balance courante est négatif en 2018 (-3,7%) et ce niveau devrait rester négatif aux alentours des -3.7% en 2019.

– (-0,50) Haïti est paralysé par les manifestations contre la corruption et le gouvernement actuel. Les fondamentaux du pays sont encore très affaiblis par une grande misère et une situation post-séisme de 2010.

– (-0,50) l’Arabie saoudite affichait une croissance du PIB de 2,4% en 2018, celle-ci devrait chuter à 0,2% en 2019, principalement en raison du ralentissement de l’industrie pétrolière.

 

 

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