Covid-19

Covid-19 : Etat des Lieux

La crise du Covid-19 a engendré des risques accrus sur les transactions commerciales. État des lieux :

Risques de défaillances d’entreprises : Coface prévoit qu’elles augmenteront de 33 % dans le monde cette année à cause du Covid-19, contre une prévision de seulement +2 % en janvier dernier. Il s’agirait de la plus forte hausse depuis 2009. Cette hécatombe touche les économies avancées comme Les États-Unis (+43 %), le Royaume Uni (37%) et les grandes économies d’Europe de l’Ouest (+21 %). Les grandes économies émergentes ne sont pas en reste, comme le Brésil qui s’attend à un bond de 44%, et la Turquie, 50%.

La suspension quasi-totale de l’activité économique sur plusieurs mois a un effet dévastateur sur de nombreux secteurs économiques dont les plus touchés seraient le transport, l’automobile, le textile-habillement, l’électronique et la distribution non alimentaire. A titre d’exemple, le loueur de véhicules Hertz, ainsi que trois grandes enseignes du commerce de détail (J.C. Penney, Neiman Marcus et J. Crew) ont été placés sous Chapter 11 aux USA. En Asie, les fermetures d’entreprise et la désorganisation des chaines d’approvisionnement, ont entraîné la faillite des négociants de premier plan comme Hin Leong à Singapour, Agritrade International, Hontop Energy ou Phoenix Global à Dubaï.

Risques de défauts souverains, d’inconvertibilité de devises et de contrôle des capitaux : De nombreux pays émergents devraient connaître des difficultés à honorer leurs échéances de paiement et à maintenir des projets d’investissement suite au Covid-19. Coface prévoit que le volume des échanges internationaux devrait baisser pour la deuxième année consécutive, avec un recul du commerce mondial de 4,4 % en volume. L’assureur Crédit prévoit en outre que 68 pays devraient entrer en récession en 2020. Avec la chute du cours du pétrole et des matières premières, les pays émergents endettés en dollars voient leur monnaie s’effondrer et leur déficit public exploser. 102 pays ont demandé un prêt d’urgence au FMI en avril 2020 et l’Argentine a fait défaut sur sa dette publique après le Liban. 

Risques géopolitiques : la crise du Covid-19 a accru les nationalismes économiques et les tensions politiques et commerciales. Les hostilités entre les Etats-Unis et la Chine s’intensifient, le Brexit s’oriente vers une sortie sans accord, le Moyen-Orient est plus que jamais le théâtre de rivalités stratégiques aggravées par la chute des économies de la région, la tension entre l’Inde et le Pakistan augmente. Par ailleurs, beaucoup de régimes font face à une contestation de leurs populations tant pour leur gestion de la pandémie que de la crise économique comme au Brésil, à Hong-Kong ou en Irak. Ce contexte est favorable à la fois au développement de conflits armés et aux sanctions et réglementations empêchant l’activité économique pour les entreprises. 

Depuis plus de 50 ans, le marché privé de l’Assurance privée couvre les entreprises sur leurs risques de pertes liées aux défauts de paiement de leurs acheteurs privés ou publics, à l’inconvertibilités de leurs recettes en devises locales, aux atteintes à leurs droits contractuels ou de propriété du fait d’actes réglementaires ou législatifs, ainsi qu’aux situations de guerre, de terrorisme ou de troubles civils.

Ce marché est aujourd’hui durablement impacté par la pandémie et se prépare à une perte record d’environ 200 milliards EUR, partagée entre les montants prévisionnels d’indemnisation et les moins-values sur leur portefeuille d’investissement en raison de la chute des marchés financiers.

Les Assureurs souhaitent donc ajuster leurs engagements et se montrent extrêmement sélectifs dans leurs prises de risques.

Dans cet environnement rendu instable et tendu par le Covid-19, AU Group, fidèle à sa longue tradition de conseil et de d’expertise se tient à la disposition de ses clients pour examiner avec eux les risques pesant sur leurs transactions et leurs actifs, et trouver les solutions appropriées pour les garantir.